François Tosquelles sur un toit à Saint-Alban,

brandissant un bateau d’Auguste Forestier, mai 1948.

Archives Tosquelles. Photo Romain Vigouroux
Si vous souhaitez savoir où nous en sommes de notre travail de création. Vous pouvez lire cet article (pas peu fiers, nous sommes !) :

http://contes.blog.lemonde.fr/2016/02/29/en-chantier-histoires-sans-et-avec-frontieres-a-arcueil/


La Méningite des poireaux

Récit en musique de la vie donquichottesque du docteur François Tosquelles et lecture d’extraits de Trait-d’Union (le journal interne de l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban-sur-Limagnole en Lozère, dont des textes de malades et des docteurs F. Tosquelles, L. Bonnafé, J. Oury, F. Fanon…)

Pourquoi ce titre ?

Ces mots sont extraits de Trait d’Union : journal interne de l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban entre 1950 et 1982, symbole de la psychothérapie institutionnelle et du travail du Dr François Tosquelles et sujet-matériau de notre recherche. C’est une touchante définition de la folie par elle-même. En fait l’expression paradoxale d’une malade, qui refuse sa maladie mentale et avance cette étrange affection pour expliquer ou disculper quoi ? Sa maladie mentale.
Ces quelques mots, d’une poésie tragi-comique, ont la puissance de l’art brut (dont l’hôpital de Saint-Alban fût un des lieux emblématiques avec les créations de A. Forestier, M. Sirvins, A. Joyet, C. Jego-Morin…). Cette association « cadavrexquise » évoque aussi, bien sûr, le surréalisme et renvoie aux artistes majeurs qui ont marqué l’histoire de Saint-Alban (T. Tzara, L. Parrot, J. Dubuffet… et évidemment P. Eluard, dont quelques poèmes-portraits de malades de Saint-Alban ont été republiés dans Trait-d’Union au lendemain de sa disparition. Hommage que nous lirons). Enfin, l’étonnante drôlerie de cette expression dit bien le collage-théâtral que nous souhaitons créer.